fauxdargent

...Il y a fort, fort, fort longtemps, un jeune éleveur s’était installé non loin d’Astrub. Il vivait là avec sa femme et ses deux enfants et était, à ses dires, le plus heureux des hommes. Un jour, ou plutôt une nuit, devrais-je dire, car il était tard le soir, ce jeune éleveur, fut réveillé en pleine nuit par des cris venant de son troupeau de bouftous. Inquiet, il sortit précipitamment, armé de la faux d’argent appartenant à son grand-père. Depuis plusieurs jours, un bruit courrait au village sur la présence d’une de ces créatures -non, un de ces monstres !- dans les alentours. Il fut tout de même glacé d’effroi en l’apercevant, penché sur une de ses bêtes. Un vampyre ! Un vrai vampyre (Note du dracornaliste : Si si, j’vous jure !), était en train de s’abreuver du sang d’un de ces bouftous. En le voyant, le vampyre se releva, et le fixa d’un œil mauvais. Il éclata de rire avant de disparaître dans la nuit.

Les jours passèrent, le vampyre revenait chaque nuit et fauchait une des bêtes du pauvre éleveur. Le pauvre homme ne possédait plus aucune bête, donc aucun moyen de gagner des kamas et par extension, de nourrir sa famille. Alors qu’il se lamentait sur son sort, il entendit au dehors un bruit de course, mêlait à ce qu’il savait être les hurlements de son fils. Celui-ci entra précipitamment dans la maison, à l’abris du vampyre qui le poursuivait. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La nuit suivante, l’éleveur sortit de la maison, armé de sa faux d’argent et se dirigea vers la forêt qui abritait le monstre. Il ne tarda pas à le trouver - enfin, c’est plutôt le vampyre qui le trouva, mais chut hein - et le monstre ne lui donna pas un temps de réflexion qu’il se précipita sur lui. Au bout de quelques minutes de combat, une révélation frappa le pauvre homme : le vampyre jouait, et c’est à cela, et cela seulement qu’il devait d’être encore en vie. Cette révélation eut un effet radical sur l’homme : ses tremblements cessèrent, il se redressa. Le vampyre fonçait vers lui, mais il ne bougea pas cette fois. Puis à la dernière seconde qui le séparer du monstre, il fit pivoter sa faux par-dessus son épaule et embrocha le vampyre à la pointe d’argent. Celui-ci disparut instantanément en un tas de cendre.

En rentrant chez lui ce soir là, il avait donner un nouveau sens à sa vie, celui de l’aventure. Il devint chasseur de primes et ne tarda pas à se faire un nom. Il devint « Le combattant à la faux d’argent ». Il ramenait chez lui assez d’argent pour s’acheter trois bouftoneries si il le voulait. Cependant, le métier de chasseur de primes conduit à se faire des ennemis… Alors qu’il rentrait chez lui, ayant achever un contrat à Bonta, il découvrit sa maison en flamme et nulle trace de sa famille. A partir de ce jour, il porta une cape et une capuche noir, en signe de son deuil. La rage qui explosa alors en lui le rendit fou. Pour lui, la disparition de sa famille était de la faute à tout le Monde des douzes, et il décida de se venger de lui. A partir de ce jour, il parcourut chemins et routes, massacrant tout sur son passage, ne laissant plus le moindre signe de vie, tant et si bien que son nouveau surnom désormais, après « Le combattant à la faux d’argent », était « La Mort ». A force de la donner, il finit par faire ce que personne avant lui n’avait fait : il comprit la mort, et par ce biais, la contourna. Il erra dans le Monde durant des siècles, sans arrêter la triste mission qu’il s’était donner. Il en devint une légende, un sombre groupe, composé de personnes aussi fou que lui, lui voua un culte, avec tant de force, qu’il lui valut un place parmi les dieux mineurs. Aujourd’hui, il continue à semer mort et désolation à travers ses adeptes auxquels il donne des pouvoirs immenses… Méfiez vous… Ils sont parmi nous…

N'avez vous jamais remarquer comment on représente la mort dans les textes ou même en image ? Ne serait ce pas une silhouette encapuchonnée vêtue d'une cape noir ? Cela montre à quel point ces adeptes sont proches de nous. Se sont des hommes de l'ombre, aussi discrets que mortels. Ils ont été jusqu'à infiltrer nos croyances. Comment discerner le vrai du faux ?

Le mot de la fin : Désolation.